Décelées aux États-Unis, des maladies liées à l’e-cigarette inquiètent en Suisse, même si aucun cas n’est signalé.

La maladie pulmonaire qui a coûté la vie à un Américain et touche près de 200 de ses compatriotes a retenu l’attention du monde entier. Et pour cause: tous les patients seraient des vapoteurs. En Suisse, on s’en inquiète, même si, pour l’heure, aucun cas ne peut clairement être attribué à la pratique.

«Des cas présentaient des symptômes tels que toux, douleurs, fièvre ou fatigue. On ne peut tirer une causalité directe, mais envisager un toxique, une infection dans le liquide ou une réaction allergique», note Jean-Paul Humair, médecin aux HUG et directeur du centre de prévention du tabagisme Cipret. Il ajoute qu’il y a eu des cas, dont un décès, de pneumonie lipidique due à l’ajout d’huile dans le liquide par des vapoteurs.

 

Les études font défaut

«Il y a des évidences liées à la nicotine, explique le chef du service de pneumologie du CHUV, Laurent Nicod. On sait aussi que l’antigel a le potentiel d’induire davantage d’infections.» Le plus inquiétant, ce sont les arômes et produits ajoutés par le fumeur, dont certains ne devraient pas être chauffés (huiles ou dérivés du cannabis par exemple). 

Le cas américain est récent et aucun produit ou marque n’a encore été pointé du doigt. Les études sur le long terme font aussi défaut. Une recherche dans plusieurs hôpitaux suisses est toutefois en cours, avec le financement du Fonds national, en lien avec l’arrêt du tabac. Parmi les cobayes, aucun cas inquiétant n’est à signaler.

Source : 20 minutes